Gabriel

Gab, petit prout, petit poil, Bouyel.

Dernier de la fratrie mais premier petit frère! 11 ans te séparent des jumeaux et six ans te séparent de moi. J’ai du mal à imaginer le temps où tu n’étais pas là! Bah oui, 6 années sans toi mais tout de même 26 à tes côtés.

Quand j’ai su que tu serais un garçon j’ai pleuré mais pour sûr, aucune petite soeur n’aurait dit avec autant de douceur: « Vous avez vu? C’est ma soeur, elle est belle hein? » 🙂

J’ai passé tant de temps avec toi; des bons moments et des mauvais (surtout quand quand tu cherchais à me rendre folle en me collant non stop et/ou que tu prenais un malin plaisir à me pousser à bout 🙂 ).

On s’est beaucoup disputé mais toujours protégé. L’un bien plus que l’autre!

Grâce à toi, je suis grande soeur, je sais m’occuper de plus petit que moi depuis bien longtemps, je sais m’occuper de quelqu’un tout court. Du moins je crois.
Je sais me taire pour le bien de l’autre, je sais râler, m’énerver, détester puis de suite m’en vouloir et demander pardon.
Grâce à toi j’ai appris et j’apprends encore à protéger, ménager et se concentrer sur quelqu’un d’autre que soi-même, du moins j’essaie. Tu es la première personne que j’ai eu envie de « prendre sous mon aile », peut-être à tort mais c’est comme ça.
Grâce à toi et uniquement avec/ pour toi (en tout cas jusqu’ici) j’ai envie de faire des tupperwares pour que tu manges bien le lendemain d’un repas chez moi, de mettre plus d’essence pour que tu sois tranquille en prenant la voiture, de faire des lessives et de plier le linge propre mieux que le mien.
Depuis toi, je pense savoir ce que c’est que d’aimer prendre soin d’un autre que soi-même. Je prends d’ailleurs peut-être plus soin de toi que de moi, en tout cas avec plus d’intention; et seul toi, mon petit frère, comprendra je pense ce que je dis là.

Est-ce que c’est parce-que tu es plus petit/ jeune? Pas une question d’âge je pense mais d’ordre des choses; c’est certainement comme ça que ça doit se passer et j’imagine que c’est ça être grande soeur. Comme un instinct qui était là mais qui s’est activé dès lors que tu es arrivé.

C’est plaisant et pour rien au monde je n’aurais voulu ne pas connaître ce sentiment.

Et puis, le temps passe et j’ai moi-même pu me reposer sur toi à plusieurs reprises. Quand j’étais triste/je suis triste, tu es là, quand je pleure, tu es là, quand je râle tu es là, quand je m’emballe et me projette en rêvant, tu écoutes et me soutiens. Tu m’aides, tu aimes que je t’aide et m’écoute quand c’est le cas. Tu sais me dire ce que je dois entendre, me rappeler à l’ordre et tu as ton avis.

Tu m’as souvent dit avoir besoin, pour foncer, de notre appu (des jumeaux et moi) lorsque tu fais des choix… Je vois ce que tu veux dire mais je n’y crois pas. Tu es indépendant, impliqué, rigoureux (trop peut-être) et c’est lorsque tu es sûr de tes décisions justement que tu viens nous chercher. Dans ces moments là, nous n’allons pas forcément dans ton sens mais pourtant cela conforte tes choix. C’est ça justement que tu viens chercher, l’assurance, la liberté d’agir. C’est une manière pour toi d’être honnête envers toi et donc envers nous et de te permettre de faire le choix que tu as en réalité déjà fait.

Ne te dis pas que tu doutes de toi car c’est faux et qui plus est inconfortable. Tu es intelligent, libre, et si fort. Bien assez pour agir selon tes envies, tes idées et bien assez pour te devoir de l’apporter aux autres. Tu es prétentieux et tu as raison, mets donc au service des autres ce petit plus que tu ressens. Tu doutes parfois de toi parce-que tu ne vois pas à quel point les autres doutent d’eux. Pour le voir, il faut les regarder. Ta force est là et tu douteras de moins en moins, j’en suis certaine, en étant encore plus présent pour ceux qui t’entourent, en t’intéressant et en prenant soin d’eux. C’est ce que tu m’as appris en étant mon petit frère 🙂

Quelle chance j’ai de t’avoir. Rien ne nous a éloignés et rien ne nous éloignera. Je serai toujours là pour toi; rappelle-le toi souvent et uses-en!

https://youtu.be/RcGyVTAoXEU lien vers une TEDx que j’ai découvert quelques jours après avoir écrit cet article pour toi et qui fait drôlement écho au message que j’avais envie de te passer.


Age of Empire.

Un soir de défaite, septembre 2021.

« Si je savais, si seulement ».

Ce genre de moments, ce genre de souvenirs. C’est pour ça, entre autre, qu’être ta grande soeur est merveilleux.

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