7 février 2024.

A la veille de vos 40 ans, en attendant que vous entamiez une nouvelle dizaine, moi, je change de vie. Malgré moi aurais-je dit il y a quelques jours, volontairement désormais.

Jamais je n’aurais imaginé être Maman célibataire à 34 ans. Libre et donc perdue. Tous les champs des possibles s’offrent à moi depuis 8 jours. C’est vertigineux, excitant mais également triste et flippant. J’aurais aimé avoir ce que j’ai toujours imaginé, je voulais épouser Romain, avoir trois enfants surexcités, Courchellisés. Je les imagine depuis 20 ans moi.

Il y a 10 jours Guillaume tu me disais que mon couple avait surmonté beaucoup d’épreuves et que celle là en ferait partie, ce à quoi je t’ai répondu que cette fois ci je sentais que c’était différent. J’ai demandé à Juliette et Justine pendant 3 semaines si j’allais perdre mon amoureux, cherchant à être rassurée mais je savais bien que je l’avais déjà perdu. L’instinct ne trompe jamais, trop habituée à ces horribles moments de flottements, de silence et d’éloignement.

Je vis actuellement un cataclysme, un ouragan, quelque chose de si violent.  Même la douleur et les sentiments ont peur et sont intimidés. Ils m’enveloppent par moment et mettent à mal en quelques secondes toutes raisons et bonnes résolutions.

Être Maman et voir moins son enfant, gérer le quotidien, la colère, annoncer la situation, formaliser et officialiser. Réagir et vite, c’est si dur et à la fois satisfaisant.

Je vis 1000 journées en une, 1000 humeurs par heure, j’essaie de « savourer » mais soyons honnête, personne ne m’envie…

Il s’agit maintenant de transformer l’essai. Je suis bien trop entourée pour échouer.

19 ans de souvenirs à digérer et transformer. Combien de temps me faudra t il…? Je veux que tout aille vite, oublier, avancer. Je vais mal et je comprends que le chemin est long pour aller bien. L’avantage, je sais maintenant ce qu’il en est. Je ne peux plus me cacher et c’est dans ces moments que des petits détails ont une saveur particulière.

C’est si « vivant » de passer par tant d’états d’âme, de souffrir, de pleurer, d’être perdu, de réussir à s’endormir, à travailler, à sourire. C’est agréable de se rendre compte que pendant quelques secondes on a pu oublié et se concentrer. Tous ces petits rien qui, quand ça va bien ne sont pas remarqués. L’homme est tout de même curieux… Je me plais à en chier et je voudrais être celle que je suis actuellement quand tout ira bien. Je suis finalement plus heureuse quand je n’ai, sur le papier, rien pour l’être. Je ne râle plus, je souris plus, j’écoute mieux et m’intéresse plus à l’autre. Je donne du sens à ce qui en a vraiment. C’est coûteux mais si enrichissant.

J’ai la chance de pouvoir consommer ma tristesse, de pouvoir traverser cette situation, ce, grâce à vous. J’use et j’abuse de votre amour, de vos différents points de vue, de votre disponibilité. Je vous sollicite énormément et viens chercher chez chacun de vous ce dont j’ai besoin. Et, vous êtes toujours là pour moi. Merci, du fond du cœur de faire de cette tempête une opportunité plutôt qu’une difficulté. J’ai tant de chance de vous avoir.

❤️

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